Update
24-12-2007
The
best Social
Program is a
Job
( Ronald
Reagan )
FRANCE : Une croissance de 5% n'est
pas une Utopie
Depuis
18 ans, de 1984 à 2002, le niveau de prospérité en
Irlande a progressé de 167% contre 36% seulement en France. En
une demi-génération, l'Irlande est passée du rang
de second pays le plus pauvre d'Europe à celui de second pays le
plus prospère.
On
constate en outre des écarts similaires en matière de
création
d'emplois. Quelles sont les causes de ces différences de
croissance ?
Est-ce que la France peut égaler les performances
économiques et
sociales Irlandaises?
Les causes des
différences de croissance.
Devant
de tels écarts, le groupe d'étude WorkForAll s'est
demandé pourquoi la France avec sa productivité et son
éthique de travail exceptionelles, ne parvient pas à
égaler les performances économiques et sociales
irlandaises. WorkForAll a analysé de façon
systématique 25 causes possibles, et notamment l'âge et
l'éducation des populations, l'inflation, les heures de travail,
le taux d'épargne, les taux d'intérêt, les
impôts directs et indirects, les dépenses publiques etc.
Toutes ces données, connues de l'OCDE, ont été
intégrées dans un modèle de régression
multiple analysant les performances de 17 pays européens sur une
période de 18 ans. La technique de régression multiple
permet de calculer avec une précision mathématique
l'effet exact et le poids relatif de chacun des facteurs individuels,
lorsque plusieurs causes sont simultanément mises en jeu. C'est
par cette même technique que la science médicale
établit des relations entre nos modes de vie et notre
santé.
Cette analyse a pu expliquer 93% des écarts de croissance
Européens et a permis de déceler les deux causes
principales responsables d'un taux de croissance faible : desdépenses
publiques excessives et une structure
fiscale démotivante
qui pénalise par trop les bénéfices et le travail.
Parmi les vingt-cinq causes examinées, ces deux facteurs sont
primordiaux et bien plus importants même que les taux
d'échange ou d'intérêt. Une réduction des
dépenses publiques de 5% peut ainsi générer une
croissance annuelle additionnelle de 3%.
Irlande,
pays pilote
En 1985, l'économie irlandaise
était désastreuse :
déficits excessifs, chômage atteignant 17%, croissance
faible, et un niveau de prospérité qui ne
dépassait pas 65% du niveau Francais. Jusqu'en 1985, l'Irlande
avait mené une politique keynésienne stérile, tout
comme la France. Dès 1985 cependant, l'Irlande a radicalement
modifié ses orientations économiques en allégeant
sensiblement la charge fiscale. En trois ans, ils ont réduit les
dépenses publiques de 20%. Les effets ont été
spectaculaires et ont permis une période de vingt ans de
croissance explosive atteignant en moyenne 5,6% par an, soit le triple
du taux de croissance Française.
Stimuler les opportunités et la
participation
Une réduction de la charge fiscale sur le travail et sur les
bénéfices motive la population à contribuer
à la productivité : un allégement fiscal stimule
l'esprit d'entreprise, pousse à prester des heures
supplémentaires et à retarder le départ à
la retraite. Sans toucher aux acquis sociaux, on peut ainsi
remédier à la cause fondamentale d'un faible taux de
participation, à savoir la démotivation causée par
une charge fiscale paralysante. Encore faut-il, pour que cela
fonctionne, que l'allégement soit substantiel.
Entre 1985 et 2002, l'Irlande a ainsi diminué les charges
salariales de 37% à 19%. Mais c'est surtout la réduction
de la fiscalité sur les bénéfices qui, passant de
50% en 1985 à 16% en 2002, a poussé les Irlandais
à entreprendre.
Certains
craignent qu'une réduction des taux fiscaux provoque une baisse
des recettes fiscales. Rien n'est moins vrai, car c'est ici que l'effet
Laffer se fait sentir. Toute réduction de charge fiscale
élargit la base imposable du fait que l'évasion et la
fraude deviennent moins profitables. Les autorités Belges par
exemple
font l'expérience de cet effet Laffer : depuis la
réduction des taux de succession, leurs recettes fiscales sur
les héritages ont sensiblement augmenté. Sans compter
qu'un allégement de la fiscalité en matière de
succession n'incite pas à mourir plus tôt.
Par
contre, un allégement fiscal sur les revenus cause les effets
supplementaires décrits par Armey. Tel alègement fiscal
motive au travail, à retarder le départ à la
retraite et stimule l'esprit d'entreprise, ce qui élargit la
base imposable encore davantage. De plus, les ressources ainsi rendues
au secteur privé y sont investies de manière plus
productive que dans le secteur public. L'Irlande a
démontré l'efficacité de ces effets
combinés Laffer-Armey dans le cadre des impôts directs.
Ses recettes fiscales ont continué à augmenter
grâce à l'allégement de la charge fiscale.
Dette publique
Rembourser
la dette publique en s'imposant des économies dans la
sécurité sociale a des effets deflatoirs devastateurs.
Réserver l'épargne pour la réduction de la dette
va à la dépense des investissements et est trop lent. Une
manière alternative pour réduire la proportion Dette/PIB
est d'aggrandir le dénominateur de cette fraction, plutôt
que de diminuer le compteur. En d'autres termes en augmentant le taux
de croissance. C'est exactement ce qu'a fait l'Irlande. En
1987, la dette publique Irlandaise était de 112% du PIB, presque
le
triple que la dette Française de 40%.
Grâce
à la réduction de la charge
fiscale l'Irlande a réalisé une croissance exponentielle
qui était 3%
supérieure à celle de la France pendant la période
1985-2002.
Au bout
de 18 ans l'Irlande a ainsi augmenté son PIB par un facteur
2,67; la
France par un facteur 1,36 seulement. De cette manière la dette
publique Irlandaise sera réduite à 29% PIB en 2005.
Malgré beaucoup de
sacrifices, la dette Française sera montée à 74%
du PIB fin de cette
année.
Effets
sociaux Grâce à cette
croissance L'irlande a su
créér 59% de nouveaux emplois dans le secteur
privé depuis 1985. La France avec sa politique dite sociale et
ses innombrables mesures de création d'emplois couteuses en a
créé 15%. En Irlande même l'industrie a su
augmenter ses effectifs de 57%. En France l'emploi industriel a
sensiblement baissé. La dynamique de la croissance a
également donné lieu à une augmentation des
dépenses sociales Irlandaises par tête et en termes
réels de 129% entre 1980 et 2001. Les dépenses sociales
Francaises ont augmenté de 92% seulement. Et ceci malgré
une dimintion du chômage Irlandais de deux tiers. L'irlande a
prouvé qu'une politique stimulant les opportunités et la
participation est en réalité plus sociale que
l'alternative Keynésienne, désignée à
stimuler la consommation.
Impôt
sur la consommation
L'analyse par régression multiple a mis
en évidence le
fait que les pays ayant les plus hauts taux d'impôts sur la
consommation connaissent une croissance plus rapide que les pays ayant
une proportion plus importante d'impôts directs. Un
rééquilibrage de la charge fiscale s'avère donc
favorable à la croissance. Toutefois l'objectif principal doit
rester un allégement substantiel de la charge fiscale totale. Le
FMI tire d'ailleurs les mêmes conclusions.
Politique monétaire inefficace L'analyse
n'a pu mesurer aucun effet significatif des taux
d'intérêts sur la croissance dans les 17 pays
européens analysés. L'étude confirme ce qu'on a pu
constater aussi au Japon : quinze années de taux
d'intérêts proches de zéro n'ont en rien
aidé à stimuler la croissance défaillante. Ce fait
s'explique aisément par le fait qu'une politique d'argent facile
provoque des effets négatifs majeurs, à savoir la baisse
des revenus des épargnants, et des revenus sur la balance des
paiements sans oublier une hausse de l'inflation,
Administrations
décentralisées L'analyse
confirme que les petits pays sont bien plus efficaces que les grands.
Des mesures du type « une même politique pour tous »
dans les grands pays a trop souvent causé des effets
négatifs pour certaines sous-régions. WorkForAll conclut
donc en se déclarant favorable à des administrations
décentralisées, et doute des avantages qu'apporterait le
fait d'accorder toujours plus de pouvoirs aux autorités
centrales de l'UE.
Garantie
de succès Les
preuves historiques et scientifiques en faveur d'une stratégie
d'allégement fiscal sont écrasantes. Une politique
stimulant les opportunités et la participation s'est
avérée extrêmement efficace partout où elle
a été mise en oeuvre. Cela fut le cas aux
États-Unis sous Reagan, en Islande sous Oddson, et en Irlande
d'aujourd'hui, et même le miracle économique allemand sous
Erhard était un modèle type d'une telle politique,
caractérisée par un allégement substantiel de la
charge fiscale. Pourquoi ne pas l'appliquer partout ? Nos leaders
politiques et syndicaux réfléchissent encore trop en
termes d'idéologie et de lutte des classes, et pas assez en
termes d'intérêt commun. Leurs convictions
économiques sont restées basées sur
l'idéologie keynésienne qui a maintenant 70 ans
d'âge, et date encore de l'ère glorieuse de
l'économie de plan.
The Path To
Sustainable Growth Lessons From
20 Years Growth Differentials In Europe Martin De Vlieghere, Paul Vreymans
Abstrait: Tandis
que le reste du monde connait un boom économique, l'Europe
traîne derrière.
Les performances Européennes restent faibles malgré son
niveau de productivité et de connaissance très
élevé, malgré aussi son excellente éthique
de travail. La croissance est aussi très différente entre
régions. La France, l'Allemagne et
l'Italie
stagnent, ainsi que les pays scandinaves, le Danemark, la Suède
et la Finlande. Tous
ont à peine gagné 44% de prospérité au
cours des 20 dernières
années. L'économie Irlandaise par contre connaît
une croissance 4 fois plus rapide, gagnant
plus de 169% de richesse pendant la même période. En temps
à peine d'une demie génération l'Irlande s'est
ainsi transformé en pays le second le
plus riche de l'Europe tout en créant des emplois pour tous. Les
dépenses publiques et excessives et une bureaucratie paralisante
et bien trop coûteuse sont les causes principales des faibles
performances Européennes. Le secteur public
surdimensionné manque de productivité et défait
tout les gains de productivité du secteur privé,
supprimant
entièrement ses performances et efficacité
exceptionelles. L'Europe pourrait améliorer ses performances en
copiant les remèdes irlandaises:
Réduire les dépences publiques, la bureaucratie et
décaler la charge fiscale du revenu sur la consommation.
Ce livre démontre pourquoi les ambitieux plans de Lisbonne et
des
décennies
de la stimulation de la demande keynésienne
et une politique monétaire inflationniste
ont échoué. Le livre develloppe une
stratégie alternative de stimulation des opportulités
tout à fait réalisable
ainsi que des formules efficaces pour une croissance
financièrement durable. Ce
livre lit comme manuel pour le rétablissement économique.
C'est une référence de données pour les
étudiants et les politiciens intéressés à
la
croissance, la sécurité sociale et dans l'étude
des modèles sociaux. C'est un classique pour
les économistes préoccupés par un gouvernement
excessif, la faible productivité du secteur public et pour les
parents s'inquiétant de leur
niveau de vie en baisse et l'avenir de leurs enfants.